Quand commence la violence ?

Toute violence est une atteinte volontaire à l’intégrité de l’autre. C’est l’utilisation intentionnelle de force ou de pouvoir contre quelqu’un.

Les violences sexistes, qui sont dirigées contre une personne en fonction de son genre, concernent tous les milieux, tous les groupes sociaux, tous les âges et toutes les origines géographiques ou culturelles. Elles entravent les valeurs d’égalité et de respect, et sont strictement interdites par la loi.

 

  • Les violences conjugales, qui ont lieu au sein d’une relation privée

En France, on estime qu’une femme sur dix est victime de violences au sein du couple. Les violences conjugales peuvent se matérialiser par une dévalorisation, des critiques, de l’humiliation, une surveillance et un contrôle sur les activités, les communications et les faits et gestes de la victime. Elles peuvent aussi comprendre des insultes et des menaces. Tout prétexte peut être l’occasion d’une agression de la part de l’auteur : c’est une des différences avec le conflit de couple.

La peur, pour soi-même ou pour ses enfants, peut être un indice de violences au sein du couple, tout comme la diminution des contacts entre la victime et ses proches.

Souvent, l’auteur des violences rejette la responsabilité sur la victime. Il peut se justifier et s’excuser, avant de recommencer. Les violences ne sont jamais justifiées, elles sont inacceptables et la victime n’y est pour rien. La fréquence et la gravité des agressions augmentent généralement avec le temps, et peuvent s’accentuer lors d’une grossesse. Les violences peuvent aussi persister post-séparation, par exemple par du harcèlement ou par le biais des enfants en commun.

Les violences conjugales marquent la volonté de mettre en place une domination, qui s’exprime par des agressions, qu’elles soient psychologiques, physiques, sexuelles, économiques… C’est une emprise, un conditionnement dont il est difficile de sortir lorsque l’on est victime. Sortir de la violence prend du temps, et chaque personne a droit à son rythme, à son chemin personnel.

  • Les violences sexistes et sexuelles

C’est le harcèlement au travail, dans la rue, les agressions sexuelles, les viols, l’inceste… On estime que chaque année, en France, en moyenne 94 000 femmes majeures seraient victimes de viols ou de tentatives de viol, soit un viol ou une tentative de viol toutes les sept minutes. Contrairement aux idées reçues, dans près de la moitié des cas, l’agresseur est le compagnon ou ex-compagnon de la victime, et dans plus de neuf cas sur dix, c’est une personne connue de la victime.

Les cyberviolences sexistes et sexuelles sont également une forme de violence liée au genre. Il s’agit par exemple de critiques en ligne sur l’apparence ou sur le comportement amoureux ou sexuel d’une personne, ou encore de la diffusion ou de la menace de diffusion de photos ou vidéos intimes sans le consentement de la personne.

Les violences et toutes les formes de discriminations peuvent avoir des conséquences sur la vie et la santé des victimes. Si vous êtes victime ou que vous vous posez des questions, ne restez pas seul·e. Parlez-en à une personne de confiance et n’hésitez pas à nous contacter au 0768808713 ou à l'adresse email contact@npns01.fr

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